Le Deep Learning (apprentissage profond) est une sous-catégorie du Machine Learning basée sur des réseaux de neurones artificiels qui analysent les données de manière hiérarchique pour identifier des patterns complexes. Objectif : résoudre des tâches comme la reconnaissance d'images, le traitement du langage naturel et la détection d'anomalies.

ChatGPT, Claude, Gemini ou encore DeepSeek utilisent tous du Deep Learning. Les outils de transcription automatique, les assistants vocaux et les systèmes de reconnaissance faciale reposent sur la même technologie. Les TPE, PME et ETI utilisent donc le Deep Learning au quotidien sans forcément le savoir. C’est d’ailleurs cette technologie qui a rendu possible la révolution de l'IA générative fin 2022.

Le Machine Learning « classique » est plutôt efficace sur les problèmes où les données sont structurées, c’est-à-dire organisées en lignes et colonnes. L’algorithme pourra, par exemple, prédire un chiffre d'affaires à partir de l'historique des ventes, segmenter des clients selon leur comportement d'achat ou encore détecter des anomalies dans des séries de chiffres. Les variables sont clairement définies et les relations entre elles restent (relativement) simples. 

Le Deep Learning devient nécessaire quand les données ne sont pas structurées, c’est-à-dire qu’elles ne rentrent pas dans un tableau : photos de produits, emails clients, documents PDF, enregistrements audio des appels au service client, vidéos de surveillance des entrepôts, etc. Il faut un réseau de neurones « profond » pour analyser ce type de données. 

Le Deep Learning a donc plusieurs cas d’usage en entreprise : 

  • Reconnaissance visuelle : détecter automatiquement les défauts sur une chaîne de production, analyser des images médicales, contrôler la conformité de pièces manufacturées ;
  • Analyse prédictive complexe : anticiper les pannes machines à partir de signaux multiples (vibrations, température, bruit), détecter des fraudes bancaires en croisant des dizaines de variables, etc. ;
  • Chatbots : agent virtuel de service client, chatbot sectoriel pour répondre à des questions techniques (ou former), chatbot juridique ou technique qui répond sur la base d’un corpus documentaire de plusieurs milliers de pages, etc.

Ces projets ciblent principalement les grands groupes industriels, les banques, les startups technologiques et, plus largement, toutes les entreprises qui traitent des volumes de données massifs. 

Une PME manufacturière de 200 salariés qui produit 50 000 pièces par jour peut justifier un projet de reconnaissance visuelle si les défauts coûtent plusieurs centaines de milliers d'euros par an. En revanche, une ETI de services qui veut simplement trier ses emails ou synthétiser des rapports n'a pas besoin de développer un outil de Deep Learning sur mesure : ChatGPT ou Claude feront très probablement l’affaire.

💡 Avez-vous vraiment besoin d’un outil IA en Deep Learning ?

Si vous recevez un devis qui mentionne du « Deep Learning », posez les questions suivantes à votre prestataire : « Pourquoi ne pas utiliser une API existante comme OpenAI ou Google Cloud ? ». « S'agit-il de fine-tuning (adapter un modèle existant, quelques milliers d'euros) ou d'entraînement from scratch (partir de zéro, plusieurs dizaines de milliers d'euros) ? ». La différence de budget est énorme. Enfin : « Combien de données étiquetées faut-il ? ». Il faut en effet anticiper cette partie, car elle présente le risque le plus élevé en termes de faisabilité.